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BARATELLI Dominique
Gardien de But




né le 26 décembre 1947 à Nice (Alpes-Maritimes)

CLUBS :

Stade Niçois
Cavigal de Nice
AC Ajaccio (1967-1971)
OGC Nice (1971-1978)
Paris SG (1978-1985)


PALMARES en CLUB :

Vainqueur de la Coupe de France (1982 et 1983) avec le Paris-Saint-Germain
21 sélections en équipe de France de 1972 à 1982
Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1982
(À noter : Plusieurs dates de naissance différentes pour Doumé selon les sources : 21 octobre 1947 dans l'ouvrage « PSG 81-82 » édité par le club, 20 octobre 1947 dans les programmes de matches du PSG, 26 décembre 1947 dans les guides de L'Équipe de 1967 à 1971, 26 octobre 1947 dans les guides de L'Équipe depuis 1972, ou dans « Les Bleus » de Denis Chaumier.)


BIOGRAPHIE :

Formé au Stade Niçois puis au Cavigal de Nice, dont l'école de gardiens est de renommée nationale, Baratelli débute sa carrière professionnelle à l'AC Ajaccio en 1967. Il compense son gabarit inférieur à la moyenne (pour un gardien) par d'étonnants réflexes sur sa ligne et d'excellentes sorties "dans les pieds". En 1971, Baratelli rejoint l'OGC Nice, alors l'une des meilleures équipes françaises, puis se voit assez rapidement (juin 1972) appelé en équipe de France comme doublure de Georges Carnus. Suite au remplacement du sélectionneur national Georges Boulogne par Stefan Kovacs en 1973 et à la décision de ce dernier de reconstruire une équipe sur la base de joueurs de moins de 30 ans, Baratelli se voit titularisé dans la cage tricolore. Il y dispute les éliminatoires de l'Euro 1976, résistant à la concurrence de Jean-Paul Bertrand-Demanes et de René Charrier, mais se voit supplanté par André Rey pendant les éliminatoires de la Coupe du Monde 1978. Sélectionné dans les 22 pour le Mundial argentin comme numéro deux derrière Bertrand-Demanes (Rey, blessé, est forfait), Baratelli se voit propulsé en pleine lumière au premier tour face à l'Argentine, lorsqu'il doit remplacer Bertrand-Demanes qui s'est blessé en heurtant son poteau sur un plongeon. Malgré une bonne prestation, il ne peut éviter un but splendide de l'Argentin Leopoldo Luque qui sonne la défaite (1-2) et l'élimination des Bleus. Il ne disputera pas la dernière rencontre (sans enjeu) face à la Hongrie, le sélectionneur Michel Hidalgo y alignant ses réservistes dont le troisième gardien Dominique Dropsy.

Au retour d'Argentine, Baratelli quitte Nice pour le Paris Saint-Germain, alors à la recherche de son premier grand titre. La montée en puissance de Dropsy et les résultats alors moyens du PSG mettent d'abord la carrière internationale de Baratelli entre parenthèses, mais la décision s'avère ensuite judicieuse : porté par l'ascension du PSG, Baratelli retrouve l'équipe de France en février 1982 à l'occasion d'une victoire historique sur l'Italie (2-0, la première depuis 1920). Cette même année, il remporte son premier titre avec la victoire du PSG en Coupe de France face à Saint-Etienne (2-2, tirs au but). Avant d'en arriver là, Baratelli a confirmé sa réputation déjà établie de "tueur de penalties" lors d'une homérique séance de tirs au but en demi-finale, à Rennes, face au FC Tours (à l'époque en D1). Le gardien tourangeau Jean-Noël Dusé, lui aussi spécialiste de l'exercice, arrête trois tirs sur cinq, mais Baratelli en stoppe quatre et envoie son équipe en finale.

À l'approche de la Coupe du Monde 1982 en Espagne, Baratelli est à la lutte avec le Stéphanois Jean Castaneda pour la place de titulaire en équipe de France et figure naturellement parmi les 22 sélectionnés (avec le numéro 1). La surprise est totale quand Michel Hidalgo titularise pour le tournoi Jean-Luc Ettori, appelé de la dernière heure. Les Bleus réalisent un parcours magnifique, ponctué d'une inoubliable demi-finale perdue contre la RFA, en dépit des performances en demi-teinte d'Ettori dans la cage. Castaneda, aligné lors de la petite finale face à la Pologne, se montre encore moins convaincant et coûte la troisième place à la France sur deux erreurs. Plus de vingt ans après, la non-titularisation de Baratelli reste un mystère non éclairci (Michel Hidalgo a toujours refusé de communiquer sur le sujet...) et attise les regrets nés de la séance de tirs au but face à la RFA où son expertise aurait pu faire la différence. On peut cependant penser que Michel Hidalgo cherchait à préparer l'avenir (la qualification pour les demi-finales allant au-delà des objectifs visés pour 1982) et considérait Baratelli comme trop âgé pour participer à l'Euro 1984. Peu convaincu par Castaneda, il aurait alors choisi Ettori. (Ce n'est qu'en 1983 qu'Hidalgo trouvera enfin son gardien : Joël Bats.)

Après le Mundial espagnol et à 34 ans passés, Baratelli ne retrouvera plus l'équipe nationale. En club, il remporte une nouvelle Coupe de France l'année suivante avec le PSG après une finale de très haut niveau face à Nantes (3-2) marquée notamment par un but exceptionnel du Nantais José Touré. Il atteint cette même saison les quarts de finale de la Coupe des vainqueurs de Coupes. Baratelli achève sa carrière professionnelle en 1985 après une saison qui le voit relégué sur le banc du PSG suite à un match catastrophique en Coupe de l'UEFA face aux Hongrois de Videoton (2-4). Il quitte ensuite définitivement le milieu du football professionnel. Avec 593 matches de Division 1, il est l'un des joueurs les plus chevronnés de toute l'histoire du football français. Aujourd'hui, Baratelli est animateur au service des sports de la mairie de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes).




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